Si je vous parle d’Offbeat, de Schranz, de Détroit ou d’Industrial, je suis certain que beaucoup vont s’écrier : « Kamoulox » ! Et pourtant, je viens simplement de citer quelques courants musicaux appartenant à la grande famille de la musique électronique : l’une de mes grandes passions. En effet, dans ma voiture, sur mon PC, ou encore au travail, mes journées sont systématiquement accompagnées par ces genres musicaux, et durant plusieurs années j’ai été ce qu’on appelle vulgairement : un DJ.

De la Dance à la Techno en passant par le Rap et le Hardcore

Dès l’âge de dix ans et comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai été bercé au son de la Dance Music avec 2 Unlimited, Robert Miles, Culture beat, voire même Scatman John. Allez avouer, en citant ces artistes des années 90, je viens de réveiller la fibre nostalgique de certain(e)s d’entre vous, accro aux compilations Dance Machine. Après cette période, j’ai quitté mes t-shirts fluo pour des sweats à capuche noire en écoutant du Hardcore. Et là, on ne rigole plus, le tempo des titres passent de 130 Battements Par Minute à 170 BPM, les kicks deviennent plus gras et les chants se transforment en hurlements. L’apologie des drogues, de la violence et les comportements néofascistes me font vite dire que ce genre musical est aussi dégueulasse que les pochettes de leur CD. Encore adolescent et rebelle, me revoilà dans un genre totalement opposé musicalement parlant : le Rap. Habillé de mon sweat Com8, de mon pantalon de jogging XXL et de mes Air Max Requin, je criais « nique la police » devant le miroir de ma salle de bain en écoutant Skyrock. Mais encore une fois, tout cela est bouleversé à la fin des années 90 avec l’arrivée d’internet dans mon salon. Je me souviens encore le jour où un très bon pote m’a demandé de lui télécharger un morceau plutôt rare et recherché : Jeff Mills @ I Love Techno 99. Bizarrement, celui-ci durait 74 minutes et pesait pas moins de 70 Mo. Autant vous dire qu’à l’époque avec Napster et un modem en 56k sous AOL, ce téléchargement a duré plusieurs jours. Grâce à cela, j’ai récupéré 10 FF pour avoir gravé sur un CD ce long morceau, et j’ai surtout mis les deux pieds dans un genre musical qui ne m’a pas quitté depuis : la Techno !

Nina - DJ 16

Un Américain au vinyle s’il vous plait !

On me surnomme souvent l’Américain : dès que je m’intéresse à une activité, je m’y engouffre à fond et tout comme pour le maquillage, le VTT ou encore les jeux vidéo, la musique électronique fait bien entendu partie de mes passions débordantes. Dès 2000, j’ai récupéré beaucoup d’autres longs morceaux, tout comme le Jeff Mills @ I Love Techno 99, qu’on appelle aussi des livesets. Cela m’a permis de découvrir énormément d’artiste de la scène techno tel que : Adam Beyer, Carl Cox, Richie Hawtin ou encore Sven Väth pour citer les plus connus. Puis, grâce à une bande de potes, j’ai commencé la même année à faire mes premières raves, festivals et autre boîtes de nuit pour vivre et danser sur le son de tous les plus grands artistes techno de la planète. À force d’écouter, d’analyser tous ses sets, l’envie de jouer moi-même du disque vinyle a commencé à chatouiller mon esprit. Mais tout cela coutait très cher et pas moins de trois mois de travail d’été m’ont permis d’acheter les mythiques platines Technics et une table de mixage. Pendant toutes mes études, puis après au boulot j’ai joué sans relâche pour améliorer mes techniques, mon style et mon oreille musicale. Durant très longtemps, je pouvais écouter n’importe quel mix d’un DJ et donner les techniques employées, ces erreurs, le matériel utilisé et même chaque morceau du set. Bref, une excellente époque où je pourrais vous raconter mille et une anecdotes que j’ai vécue durant ces quelques années.

Nina - DJ 02

Je suis trop vieux pour ces conneries

Depuis que j’ai quitté la région Parisienne et avec l’éloignement de tous mes potes, j’ai pris pas mal de distances avec les soirées et avec le petit monde de la techno. Voilà bien longtemps que je n’ai pas acheté de disques vinyles et malgré mon niveau, je n’ai plus vraiment rebranché les platines depuis mes déménagements successifs. Néanmoins, j’écoute toujours autant de musique électronique par l’intermédiaire de Sound Cloud, qui me fait découvrir sans cesse de nouveau artiste de cette scène décidément toujours très active et créative. D’ailleurs, j’ai toujours dans les cartons d’aménager mon garage pour me faire un énorme coin détente, où les platines vinyle auront une place de choix.

Mon set

Je ne pouvez pas vous laisser sans vous faire écouter une de mes créations.

Mes photos

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