Pour cet été 2014, les animes japonais nous ont particulièrement gâtés. Entre les très bons Sword Art Online II, Akame ga Kill !, Tokyo Ghoul, Love Stage, Aldnoah.Zero et beaucoup d’autres, il y a une série qui pour moi sort encore plus du lot par sa fraicheur et sa bonne humeur : Barakamon, littéralement « avoir la pêche » et là, je pense que tout est dit …

Le high punch de l’exil

Handa Seishuu est un jeune prodige de la calligraphie, mais il est également arrogant, sûr de lui et surtout susceptible. Loin d’être prêt à recevoir des critiques sur son art. Lorsqu’un vieil expert en calligraphie désigne ses œuvres de « banal et sans saveur », notre héros perd son calme et frappe violemment le critique d’un bon high punch. Suite à cette altercation, Handa suit l’avis de son père d’aller se changer les idées sur les îles Gotou, situé au fin fond du Japon. Avec cet exil dans ce coin paisible, il décide de son consacré pleinement à la calligraphie. Mais c’est sans compter sur les habitants du village et en particulier Naru, une petite fille pleine de vie bien décidée à rendre le quotidien de Handa le moins calme possible.

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Il ne faut pas critiquer Handa Seishuu !

Vivre pour élever son art

L’art et les épreuves qu’on doit traverser pour réussir dans ce domaine sont les premières choses qui m’ont interpellé dans cet anime. Le héros à certes maitrisé toutes les techniques et les fondamentaux de la calligraphie, mais ses œuvres sont trop académiques et sans personnalité. Si à cela on ajoute son incapacité à recevoir la moindre critique, Handa n’est pas prêt à aller au-delà de son classicisme. Sa retraite dans la campagne japonaise va être salvatrice et bouleverser son cheminement artistique : Comment se révèle le processus de création ? Où trouve-t-on l’inspiration ? Quelles sont les limites entre le travail acharné, mécanique et la conception d’une œuvre ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses auprès des habitants de l’île. Ainsi notre héros va réapprendre le sens de la vie, à apprécier les choses simples, à s’amuser et tout cela va positivement affecter son art. Car parallèlement à cette découverte de la vie, il va apprendre à aimer la calligraphie, trouver de l’inspiration et s’amuser en la pratiquant.

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Au fin fond du Japon, la calligraphie devient un plaisir.

Un message qui a trouvé une résonance toute particulière chez moi. Je ne suis pas un réellement un artiste, mais tout ce que je pratique autour du travestissement comporte sa part de créativité. Alors l’inspiration, la motivation sont des éléments qui me parlent. Si bien que cet anime m’a donné de l’énergie supplémentaire et des indices pour continuer à progresser.

Des personnages attachants

L’autre point important de la série est l’humour et la joie de vivre omniprésents dans chaque épisode. Dans un premier temps, les habitants du village et surtout les enfants semblent profondément antipathiques à s’introduire sans aucune gêne chez Handa, à l’ennuyer dans son travail et à interférer dans sa vie. Mais le côté chaleureux et grandement humain de toutes ces relations viennent progressivement effacer ce côté étouffant. On s’attache à toutes ces personnalités et en particulier à la petite Naru. Déjà il y a la doubleuse qui fait un travail remarquable de composition. La voix habite parfaitement ce petit personnage haut en couleur. Elle est trop Kawaï ! Sa voix, son innocence, son humour, son énergie m’ont fait fondre instantanément. Chacune de ses apparitions est un rayon de soleil pour le héros, mais également pour le spectateur. Certainement l’un des personnages de manga les plus attachants qu’il soit. Le ressort humoristique principal est certes simple avec l’opposition entre la froideur des citadins et la chaleur des campagnards. Mais on ne tombe jamais dans le répétitif, ni le cliché bien flagrant. C’est tout simplement frais et ça donne la banane.

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Comment ne pas résister face à cette bouille ?

Allez plus loin

Je pourrais vous parler longuement des aspects techniques tout à fait remarquable de la série : les dessins, l’animation, les sonorités, les opening et ending, ect. Mais tout comme le démontre la trame principale de l’anime : il faut aller au-delà de la technicité, même fantastique et tout simplement apprécier cette excellente série.
Si vous souhaitez suivre cet anime, sachez qu’il est disponible en diffusion simultanée du Japon et en version originale sous-titrés chez Crunchyrool.
À l’heure où j’écris ces lignes, cinq épisodes sur les douze de prévus sont disponibles. Et pour aller plus loin dans la série, il existe également un manga qui a servi de base à l’anime. Celui-ci est publié en France par Ki-oon avec pour le moment sept tomes de disponible.

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Le manga est tout aussi remarquable !

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